Vous étiez ma Famille. Vous vous complètiez pour former mon équilibre parfait. Un Frère, un Maman, et une Amie.
Mes liens avec toi, grand frère, étaient uniques, et intenses. Tu me protégeais, me guidais. Tu as toujours été le réconfort parfait. Le grand frère que je n'ai jamais eu, c'était toi et c'était bien.
Notre amitié faisait de toi ma grande soeur, une maman qui me consolait, m'aidait, et tu es celle qui m'a fait avancer. Nos souffrances nous rapprochaient, et notre force d'avancer ensemble aussi.
Et mon soutient, et tout le reste, c'était toi. Toi qui m'écoutait, qui me faisait rire et oublier le reste. Toi qui a toujours été présente, dans une amitié sincère et forte. Nous étions soudés, prêtes à tout pour s'aider.
Notre groupe, notre petite famille, je m'y suis tellement accroché. Vous étiez mon Tout, mon bonheur, mon jardin secret, mes peurs et mes douleurs, mes rires et mes larmes, mes questions, mes deceptions, ou mes coups de coeur. Vous m'avez tout donné, et apporté le meilleur de vous.
Ce qui était unique à notre groupe, c'était notre secret, et la force qu'on mettait pour s'en protéger et s'aimer au delà des limites, quitte à s'enfoncer plus encore. Quitte à tout lâcher. Quitte à perdre prise.
Lui donner de l'amour, du courage. Lui donner de l'espoir et la volonté. Lui donner de la confiance et de l'assurance. Me donner des conseils ou venir se confier.
Le plus beau, c'était sans doute le bonheur qu'on avait de se retrouver, allant piocher chez chacun ce dont on avait besoin.. Nous étions seuls, mais seuls tous les quatres ensemble. De la magie qui circulait dans nos veines à ces instants, il m'en reste quelques souvenirs et sensations éphémères. Je sais que je n'ai pas eu tort pour autant de m'abandonner à vous. Sans nos histoires, je serais comme une coquille vide aujourd'hui. J'ai reçu tellement de votre amour qu'il m'est impossible d'en chasser la moindre trace encore. Vous vous êtes figé en moi et je pioche encore dans nos souvenirs pour me sentir vivante, et avancer quand l'envie m'en manque.
Les cicatrices sont encore brulantes, et même si elles font parfois mal, c'est bon de les voir. De se souvenir. De savoir qu'elles sont là. Et d'être sure qu'elles laisseront une trace.
Par dessus tout, je préfère souffrir plutôt que de perdre ce qui me fait le plus mal. Ce qui fait mal reste en nous à jamais. Et je refuse de vous laisser
partir.